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Artiste(s) :

Michel Dieuzaide

Infos pratiques

Expo collective (Alan Humerose, François Saint Pierre, Michel Dieuzaide) - Focale sur Michel Dieuzaide - Salle climatisée et accessible en fauteuil

Exposition photo « La peau des rues. Tatouages et autres démangeaisons » - Michel Dieuzaide : Au pied des murs !

Expo Gratuit

Des instants de réflexions face aux murs : toiles éphémères, témoins de bref instants et de lumières

Attention, les horaires d’ouverture peuvent varier tenant compte des jours fériés et des événements spéciaux. Vérifier sur le site de l'organisateur

Galerie Ombres Blanches

3 Rue de Mirepoix, 31000 Toulouse, France

Du 14 octobre 2026 au 31 octobre 2026

Vernissage le 17 octobre 2026 11:00

Exposition photographies

Galerie Ombres Blanches – 3 rue Mirepoix 31000 Toulouse

La peau des rues. Tatouages et autres démangeaisons.

Nos rues sont devenues la scène obsédante d’un irrépressible besoin de traces. Si, par confort, l’œil du passant s’est acclimaté à en écarter les excès, les encombrements, il est conduit parfois à répondre à une interjection, intimant alors et de manière inattendue tout le corps à stationner devant un mur, sur un trottoir, face à une lettre, un mot, un signe, qui interrogent. Cela, que le hasard sait susciter, vaut pour chacun de nous. Le photographe, lui, accompagne son pas d’un équipage de lentilles et d’un appareil d’enregistrement, un boîtier de mélancolie, ainsi que le désigne Denis Roche, poète et photographe, lui aussi. Un boîtier de mélancolie, dont la lumière emprisonnée serait l’otage du temps. Autant que le vol d’un oiseau ou le sourire d’un humain, autant que le passage d’un trait de lumière ou celui d’une ombre, il n’est pas question pour lui, le photographe, de laisser s’échapper ce dont le regard s’est fugacement saisi. 

Là, dans ce lieu imprévu auquel le hasard nous a conduits, où nos pas ne retourneront peut-être jamais, seul le photographe s’emploie à révéler pour une éternité indéterminée l’instant incertain de matière et de lumière qui s’y joue.


Au pied des murs !

Michel Dieuzaide conclue cette exposition collective au cours d’un travail, de rue ici aussi, consacré aux éclats de lumières, instants suspendus, qui jaillissent sur les rues de nos villes et révèlent des formes, des traces, des usages-témoins de nos vies habitées.

Il y a des murs partout. Et de toutes sortes. En simples pierres, recouverts de crépis, peints, repeints, à demi écroulés, nervurés de bois, décorés, en pisé…   Ils ferment. Ils ouvrent. Ils cernent, occultent parfois. Abritent, portes et fenêtres, les avalant parfois jusqu’à ne plus laisser passer la vie. Ils sont d’apparat ou de protection. Riches ou modestes. Adossés, ou vestiges esseulés. Le mur, faiseur et mangeur d’ombres, droit, brut, qui fait face, s’impose à nous dans sa présence radicale.  Le mur, ce grand muet, appelle le Regard.                                                                                                                   

« Puis il y a la Lumière, révélatrice suprême, dans sa course changeante, dans sa façon magistrale de faire apparaitre, ce qui sans elle nous serait probablement resté caché … Autour de sa ronde infinie, vient s’immiscer le Temps. Celui du jour et de la nuit, de la pluie, du soleil, du gel et de  la brise cinglante … Celui des ans. 

Dans cet océan lumière-temps surgit alors le Hasard, qui subrepticement vient se mêler à cette paire. Maître des transformations, par sa totale liberté de faire, par sa confiance en la durée. Il se soucie fort peu de ses deux acolytes, mais laisse pourtant sa trace, vivante, jamais figée.

Le Mur ! C’est toujours lui qui vient à moi, comme une invitation à raconter son histoire, ses guerres, ses victoires, et ses désastres. Sa vie. Et me voilà devant toutes ces peintures que personne n’a faites. Tous ces bas-reliefs sauvages, ces marques temporaires, ces formes éphémères, dans lesquels l’homme ne fut pas, ou si peu, et qu’une lumière saillante révèle le temps d’un instant. Celui de notre passage. Façon de nous dire que la beauté peut avoir partie avec l’inlassable alliance du Temps, du Hasard et de la Lumière. »


Du 14/10 au 31/10 – vernissage le 14/10 à partir de 11h00

Dévernissage de l’exposition collective le 31/10

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