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François Saint Pierre
Photographies de rue en diptyques : quelques traces de vie fragiles le long de passages éphémères
Attention, les horaires d’ouverture peuvent varier tenant compte des jours fériés et des événements spéciaux. Vérifier sur le site de l'organisateur
Galerie Ombres Blanches
3 Rue de Mirepoix, 31000 Toulouse, France
Du 23 septembre 2026 au 13 octobre 2026
Vernissage le 26 septembre 2026 11:00
Exposition photographies
Galerie Ombres Blanches – 3 rue Mirepoix 31000 Toulouse
La peau des rues. Tatouages et autres démangeaisons.
Nos rues sont devenues la scène obsédante d’un irrépressible besoin de traces. Si, par confort, l’œil du passant s’est acclimaté à en écarter les excès, les encombrements, il est conduit parfois à répondre à une interjection, intimant alors et de manière inattendue tout le corps à stationner devant un mur, sur un trottoir, face à une lettre, un mot, un signe, qui interrogent. Cela, que le hasard sait susciter, vaut pour chacun de nous. Le photographe, lui, accompagne son pas d’un équipage de lentilles et d’un appareil d’enregistrement, un boîtier de mélancolie, ainsi que le désigne Denis Roche, poète et photographe, lui aussi. Un boîtier de mélancolie, dont la lumière emprisonnée serait l’otage du temps. Autant que le vol d’un oiseau ou le sourire d’un humain, autant que le passage d’un trait de lumière ou celui d’une ombre, il n’est pas question pour lui, le photographe, de laisser s’échapper ce dont le regard s’est fugacement saisi.
Là, dans ce lieu imprévu auquel le hasard nous a conduits, où nos pas ne retourneront peut-être jamais, seul le photographe s’emploie à révéler pour une éternité indéterminée l’instant incertain de matière et de lumière qui s’y joue.
François Saint Pierre prend la suite d’Alan Humerose lors de l’expo collective à la Galerie Ombres Blanches. Ses diptyques témoignent de la nécessité fragile de l’expression dans le plus vaste des espaces publics : les rues et voies de circulation. Ces traces de vie prennent forme, se croisent et se superposent avant de lentement – ou même subitement – disparaitre, ne laissant parfois que quelques souvenirs fugaces, et essentiels, de leur passage.
Du 23/09 au 13/10 – vernissage le 26/09 à partir de 11h00