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Dialogue monumental entre marbre et bronze autour des mystères de l’âme humaine.
Attention, les horaires d’ouverture peuvent varier tenant compte des jours fériés et des événements spéciaux.
Le musée du Louvre orchestre une rencontre au sommet entre deux génies absolus de la sculpture occidentale que trois siècles séparent : Michel-Ange et Auguste Rodin. Conçue en collaboration avec le musée Rodin et placée sous le commissariat de Chloé Ariot et Marc Bormand, cette exposition majeure rassemble plus de 200 œuvres (marbres, bronzes, plâtres, terres cuites et dessins) pour disséquer l’influence viscérale du maître de la Renaissance italienne sur le père de la sculpture moderne.
Le parcours s’ouvre de manière spectaculaire en faisant dialoguer l’iconique Adam, L’Âge d’airain et les études de nus de Rodin avec les chefs-d’œuvre absolus de Michel-Ange conservés au Louvre, L’Esclave rebelle et L’Esclave mourant. Divisée en cinq sections thématiques (dont une exploration fascinante du concept de non finito, cette esthétique de l’inachevé commune aux deux créateurs), l’exposition montre comment Rodin s’est approprié le fameux contrapposto — ce déhanchement hérité du maniérisme — pour faire jaillir l’énergie intérieure des corps. Si la fragilité de certaines statues de la Renaissance a limité les prêts (un manque compensé par une riche production graphique), la démonstration reste magistrale : le corps n’y est plus envisagé comme une simple forme figée, mais comme une enveloppe vivante soumise au temps, à la tension psychologique et aux ruptures anatomiques qui annoncent déjà l’art du XXe siècle.