Loading...

Inscrivez-vous à la Newsletter

Contactez-nous

Artiste(s) :

Rémy Saglier

La Vague qui Vient

Expo Gratuit

"Un cygne noir traverse le cadre, rappelant que l’imprévisible est déjà là."

Attention, les horaires d’ouverture peuvent varier tenant compte des jours fériés et des événements spéciaux. Vérifier sur le site de l'organisateur

Galerie Depardieu

6 Rue Docteur Jacques Guidoni, 06000 Nice, France

Du 18 septembre 2026 au 07 novembre 2026

Vernissage le 17 septembre 2026 16:00

Quelques mots sur la série…Bien sûr, il y a d’abord cette résonance, cette charge d’alerte : le souffle d’une menace, l’évocation d’un tsunami qui s’étire à l’horizon, une destruction imminente qui fait écho aux secousses de notre monde. Quelque chose qui nous emporterait inéluctablement.
Mais il y a aussi dans ce titre quelque chose d’inachevé, un battement de cœur suspendu, une phrase sans point final, comme un frémissement de l’air avant l’orage. Il n’annonce pas une irruption spectaculaire, un évènement, il installe une attente. Certains scrutent l’horizon pour la conjurer. D’autres, les yeux clos, l’attendent comme on attend l’aube.
Ainsi, dans cette série, la photographie devient l’art de lire les présages. Ces images ne documentent pas la catastrophe. Elles en lisent les signes, les correspondances. La Vague est ici partout et nulle part. Elle est dans la forme d’un nuage qui imite le ressac. Lune dans la vague, vague dans les nuages, la matière semble hésiter entre apparition et engloutissement.Ici les oiseaux sont statufiés dans un silence anormal. Là encore l’équilibre précaire d’un corps sur un rocher, danseur ou funambule, haltérophile d’un monde qui vacille, solitaire face à l’immensité. Il tient, pour un temps encore, dans une posture incertaine. Il est la charnière entre le monde tel qu’il est et le chaos qui s’annonce. Il oscille entre deux états, deux rives, deux récits possibles.
Un cygne noir traverse le cadre, rappelant que l’imprévisible est déjà là.
Car c’est peut-être cela, La Vague Qui Vient : non pas le brutal, mais le lent. Non pas l’effondrement, mais ce qui le précède : cette vérité ancienne qui remonte, ce drame enfoui qui finit par refaire surface, cette émotion trop longtemps contenue qui cherche son débordement. Elle est une exploration de l’entre-deux, ce moment fragile où le visible se fissure légèrement, où le réel commence à vaciller sans encore céder. Elle incarne à la fois la peur d’un changement inéluctable et la présence concrète d’une forme, d’une matière, presque d’un geste pictural. Elle est à la fois ce qui vient détruire et ce qui pourrait, peut-être, recomposer. L’espoir d’une épure, d’un monde enfin lavé, enfin nu.Certains sur ces images la voient déjà venir.D’autres l’attendent encore.D’autres encore vivent comme si elle n’existait pas.Aucun n’est tout à fait en paix.
La Vague Qui Vient ne demande pas la permission. Elle Vient.
Rémy Saglier, Nice, juin 2026

To top