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D'ici, et d'elles - Polyphonie du geste

Expo Gratuit

4 artistes invitées à occuper l'espace sans autre consigne que d'y déposer ce qui les habite.

Attention, les horaires d’ouverture peuvent varier tenant compte des jours fériés et des événements spéciaux. Vérifier sur le site de l'organisateur

La Gaya Scienza

9bis Rue Dalpozzo, 06000 Nice, France

Du 01 octobre 2026 au 07 novembre 2026

Vernissage le 01 octobre 2026 18:00

Cette exposition réunit quatre artistes qui vivent et travaillent sur le littoral azuréen, invitées à occuper l’espace de La Gaya Scienza sans autre consigne que d’y déposer ce qui les habite. Peinture, dessin, céramique, sculpture, couture : quatre pratiques distinctes, portées par un même souci de lenteur et d’attention à la matière.
Magali Latil travaille à la lisière du dessin et de l’écriture. Chez elle, le geste graphique retrouve la posture de l’écrit, comme si la pensée, avant de se dire, cherchait d’abord une forme silencieuse sur le papier. Le trait devient trace d’une parole qui ne parle pas.
Sylvia Leone, plasticienne, sculpteur et céramiste, façonne des formes organiques, parfois dérangeantes, mi-humaines, mi-végétales, mi-animales. Son travail interroge l’essence des choses : la vie, ce qui la précède, la mort, les liens qui nous traversent. Chaque pièce, dit-elle, est une naissance.
Anne-Sophie Viallon assemble des objets du quotidien chargés de mémoire, vêtements, dessins cousus, photographies détournées, pour en faire des archives poétiques. Le fil y tient lieu de langage : il répare, il souligne un silence, il garde la trace d’une tension contenue.
Eglé Vismanté puise dans les paysages et les légendes païennes des pays baltes, où pierres et lacs sont des entités vivantes, capables de souffrir ou d’enfanter. Ses grands dessins au fusain et à l’encre de Chine, sombres et denses, dialoguent avec des cyanotypes bleutés et transparents, tous deux nourris par ce qu’elle glane en randonnée, mousses, lichens, pierres.
Entre onirisme et traces d’une nature blessée par l’homme, son travail cherche à renouer un lien sensible avec le monde.
Quatre gestes, quatre matières, une même exigence : prendre le temps de regarder ce qui, sous la surface des choses, cherche à se dire.

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