Inscrivez-vous à la Newsletter
Nina Blondet
Nicole Penciolelli
Hamida Baal
Antoinette Danescu
Michèle Gibert
Jocelyne Lachenardière
Nanardo Di Leonardo
Yves Vassail
Luis 70
Marie Pendeliau
L’Art de Rire propose une parenthèse humoristique, une série d'images drôles, comiques, satyriques..
Attention, les horaires d’ouverture peuvent varier tenant compte des jours fériés et des événements spéciaux.
16 Rue Albert Leenhardt
16 Rue Albert Leenhardt, 34000 Montpellier
Du 04 novembre 2026 au 29 novembre 2026
Vernissage le 12 novembre 2026 18:00
Vernissage jeudi 12 novembre dès 18h
En ces temps difficiles, l’exposition l’Art de Rire à la Galerie Associative Artel, située au 16 rue Albert Leendhart à Montpellier, propose une parenthèse humoristique qui ne s’encombre pas de longues explications littéraires pour atteindre son seul but :
Montrer une série d’images drôles, comiques, satyriques et parfois « risibles ».Or, si l’humour des plasticiens reste très éloigné de celui des comédiens, c’estsouvent en raison de sa complexité et du cocktail de compétences qu’il doit pouvoir mobiliser pour arriver à faire rire avec un seul plan fixe ou en imitant le mouvement en plusieurs vignettes. En règle générale, le cœur comique d’une image dépend surtout de la reconnaissance des référents culturels auxquels l’auteur fait allusion.C’est pourquoi, le regard du visiteur doit parfois éplucher les différentes couchessignificatives présentes dans l’œuvre, avant d’accéder au déclic hilarant.Avec L’art de Rire, il est probable que leur contemporanéité véhicule notre actualité.Car, c’est aussi le fonctionnement de la caricature, où l’humour devient un langage à part entière, puisqu’elle déforme plastiquement la réalité immédiate pour reconstruire une situation satyrique, moqueuse mais au final, moralisatrice. Un exemple des maîtres anciens, c’est celui du Misanthrope de Peter Brueghel qui montre le vol de la bourse d’un moine par un nain et qui s’appuie probablement sur la phrase de l’Évangile : “Où est le portefeuille, il y a le cœur”. De même que Goya, où la satire politique et sociétale implique une compréhension au second degré et une flexibilité cognitive qui dépasse son temps.Il y a aussi les images satyriques qui tuent. Ce n’est plus notre rire qui tue, mais lanature des émotions que certains dessins éveillent. C’est pourquoi « voir l’humour », c’est parfois très compliqué. C’est aussi le pari des dix exposants qui pressentent qu’il n’y pas d’humour sans que les codes graphiques utilisés ne soient pas détournés, hybridés, parodiés et qu’ils les conduisent à une possible autodérision comme dans le cas de Maurizio Cattelan (qui n’expose pas encore à Artel).De même, que nous pouvons tous comprendre qu’il est indispensable que le rirepuisse s’inscrire dans une culture de la tolérance, riche de sa capacité artistique àétablir des liens entre éléments disparates et parfois subversifs. Pour cela, nousavons vu jadis nos élèves utiliser des bulles et onomatopées de la BD, dessiner descommentaires en tout genre et réaliser des performances susceptibles d’éclairer un dernier défi qui est celui de « saisir que ce qui est dit n’est pas forcément ce qui estpensé. L’ironie, cette reine de l’humour sophistiqué, qui consiste à dire blanc pour faire comprendre noir. Un exercice de haute voltige cognitive ! » dira Henri Bergson.Dès lors, comment ne pas excuser la légèreté philosophique et artistique du rire tout en respectant ce que l’on doit à la Vie, en sachant qu’il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain, puisqu’on ne rit jamais d’un paysage. Et pour reprendre encore les propos de Bergson : « Le comique exige pour produiretout son effet, quelque chose comme une anesthésie momentanée du cœur. Ils’adresse à l’intelligence pure ».
Pendant la durée de l’exposition, ARTEL propose :
contact/info : 06 99 63 23 98
artelassociation@gmail.com