Loading...

Inscrivez-vous à la Newsletter

Contactez-nous

Actus
Sécurité des musées français : Tout comprendre au Plan National de Sûreté 2026

Pétition «Culture partout, 1 % obligatoire » : L’appel d’urgence du monde de la culture

logo Baratin
par Baratin
17 août 2026

Face à la baisse continue des financements publics et aux incertitudes budgétaires, le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) demande officiellement le passage à une part obligatoire de 1 % du budget national dédiée à la culture. Alors que le secteur ne perçoit actuellement que 0,7 % des ressources de l’État, l’organisation syndicale a lancé une pétition nationale intitulée « Culture partout, 1 % obligatoire » pour exiger un plan de refinancement d’urgence et un moratoire sur les coupes budgétaires.

Un secteur sous pression : quel est le pourcentage budgétaire actuel ?

Aujourd’hui, les crédits alloués à la culture ne représentent que 0,7 % du budget général de l’État. Cette part jugée insuffisante par les acteurs du secteur entraîne une contraction directe des moyens consacrés à la création artistique et aux structures de diffusion sur l’ensemble du territoire français.

Sur le terrain, l’accumulation des baisses de dotations et la hausse des coûts de fonctionnement engendrent des conséquences concrètes :

  • Réduction de la programmation : annulation de spectacles, baisse du nombre de représentations et réduction du soutien aux nouvelles créations.
  • Impact sur l’emploi culturel : gel des recrutements, non-remplacement des départs à la retraite et suppression de postes permanents.
  • Fragilisation des professionnels : baisse d’activité pour les artistes, techniciennes et techniciens, entraînant des pertes du statut d’intermittent du spectacle et une précarisation accrue.
  • Pression sur les lieux et festivals : essoufflement des théâtres, scènes nationales et événements estivaux qui structurent l’économie locale.

Pourquoi réclamer une part fixe de 1 % obligatoire ?

Pour les représentants du monde culturel, porter le budget à 1 % n’est pas une simple demande comptable, mais un choix politique structurant. Les arguments mis en avant par le Syndeac reposent sur plusieurs constats :

  • Un investissement économique rentable : chaque euro injecté dans le spectacle vivant génère des retombées directes pour les territoires (hôtellerie, restauration, commerce de proximité).
  • Une fréquentation en hausse : malgré la baisse des moyens, la demande du public reste forte et le taux de remplissage des salles progresse.
  • La préservation de la démocratie culturelle : éviter le report des charges sur le prix des billets, ce qui risquerait d’exclure les publics les plus modestes.

Les revendications transmises au gouvernement

Dans le cadre de cette campagne, le Syndeac formule quatre exigences principales à l’attention du ministère de la Culture et du gouvernement :

  1. Un moratoire immédiat sur l’ensemble des réductions budgétaires affectant le secteur.
  2. La création d’une cellule de crise interministérielle réunissant la Culture, l’Éducation nationale, l’Économie, la Cohésion des territoires, l’Intérieur, le Tourisme et le Travail.
  3. La mise en place d’une conférence permanente entre l’État, les collectivités territoriales et les professionnels du secteur.
  4. L’ouverture d’un plan national de refinancement garantissant un seuil budgétaire pérenne.

La pétition rassemble déjà près de 49 000 signataires sur un objectif de 75 000 soutiens.

Foire aux questions (FAQ)

Quel est le montant actuel du budget de la culture en France ?

La culture représente actuellement environ 0,7 % du budget global de l’État. Le secteur réclame d’atteindre le seuil symbolique et structurel de 1 % pour stabiliser le financement des institutions culturelles et de la création.

Qui est à l’origine de la pétition « Culture partout, 1 % obligatoire » ?

La pétition est initiée par le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), qui représente des centaines de théâtres, centres dramatiques, scènes nationales et compagnies en France.

Quelles sont les conséquences des coupes budgétaires sur les festivals et théâtres ?

Les baisses de crédits se traduisent par la réduction du nombre de représentations, l’annulation de festivals, la baisse des embauches d’intermittents, la suppression de postes fixes et le risque d’une hausse du prix des places pour le public.

Comment signer la pétition du Syndeac ?

La pétition est accessible directement en ligne sur la plateforme d’action du Syndeac et relayée par les réseaux des professionnels du spectacle vivant.

Informations pratiques

  • Campagne : « Culture partout, 1 % obligatoire »
  • Organisation : Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac)
  • Destinataires : Ministère de la Culture, Gouvernement français
  • Périmètre : France (national et local)

To top