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Arts Singuliers Pluri’ELLES

Expo Gratuit

Arts Singuliers Plurielles (Édition 2026)

Attention, les horaires d’ouverture peuvent varier tenant compte des jours fériés et des événements spéciaux.

Maison Du Patrimoine de Tusson (16140)

Maison Du Patrimoine de Tusson (16140), Rte d'Aigre, Tusson, France

Du 19 juin 2026 au 31 octobre 2026

Pour sa nouvelle saison d’expositions, l’association Maison Marguerites s’associe à la Communauté de communes Cœur de Charente et à la Commune de Tusson pour investir la historique Maison du Patrimoine. L’événement met à l’honneur 13 artistes contemporains de Nouvelle-Aquitaine, réunis autour des expressions vibrantes et sans concessions des arts singuliers et de l’art brut.

À travers des parcours de vie souvent atypiques et une totale indépendance plastique, ces créateurs s’affranchissent des normes académiques traditionnelles. En explorant des supports marginaux, en sculptant le bois fossilisé, en brodant des textiles anciens ou en détournant des fragments de plastique rejetés par l’océan, ils livrent des œuvres d’une puissance expressive rare. Fidèle à l’éthique de soutien de l’association, toutes les œuvres de cette exposition sont proposées à la vente, offrant un soutien direct aux artistes.

Le parcours des 13 artistes : Les créateurs de l’inattendu

Le parcours se déploie à travers la Maison du Patrimoine, investissant les intérieurs, les espaces muséaux ainsi que les extérieurs :

  • Noémie Boullier (Peinture) : Née en 1980, elle définit son travail comme une peinture « aventuriste expressionniste ». Ses œuvres se construisent de manière intuitive, croisant les actualités réelles avec l’absurdité d’objets du quotidien (skates, slips). Ses personnages androgynes à la peau bleue se parent de cornes et d’ailes mythologiques qui poussent sur la toile avec un humour teinté d’étrangeté.

  • Fernando Cometto (Peinture) : Originaire d’Argentine et licencié en psychologie, cet artiste bordelais réalise des mélanges audacieux de cire d’abeille vierge, de pigments, d’huile, de gaze et de graphite sur bois ou carton. Voyageant entre deux continents, ses œuvres racontent en couleurs vives une ronde de chiens, de vaches et d’avions où s’exprime la multiplicité du « moi ».

  • Maïa Commère (Art miniature) : Issue de l’univers du théâtre, elle conçoit seule à Poitiers des boîtes et des compositions en 3D à partir de figurines miniatures fabriquées ou récupérées qu’elle met en scène. Derrière le côté « mignon » de l’infiniment petit, elle orchestre des intérieurs de rêve, poétiques, érotiques ou humoristiques pour dénoncer nos « déprimes de luxe ».

  • Marielle Genest (Architecture organique) : Formée aux Arts Décoratifs de Limoges, elle utilise le fil de fer et le grillage pour concevoir des structures dont l’armature reste fièrement apparente. Ses recherches actuelles sur la ouate de cellulose et le textile évoquent des fragments de squelettes et d’organes à la frontière du corps.

    📍 À découvrir : Ses installations in situ et ses excroissances colorées agrippées dans les Jardins Monastiques et sous le porche d’entrée.

  • Sarah Guidoin (Textile) : Après de longs voyages (Amérique latine, Afrique de l’Ouest), elle assemble par des centaines de mètres de fils des trésors collectés : perles, plumes, et dentelles anciennes héritées de sa mère. Ses sculptures textiles mutent pour former des personnages hybrides et des totems protecteurs issus de ses croyances d’enfance.

  • Robert Keramsi (Sculpture) : Le corps humain, brut, parcheminé par le temps, sans artifice ni désir de séduire, est au centre de son œuvre. Travaillant de façon instinctive une matière non lissée, il guette les accidents de création pour faire surgir des silhouettes et des « gueules » qui agissent comme un miroir dérangeant ou rassurant pour le spectateur.

    📍 À découvrir : Ses sculptures et dessins sont exposés dans les deux cours qui enserrent la mairie.

  • Odile Lahyani Delaroche (Textile) : Artiste autodidacte installée dans les Landes, elle s’inscrit dans le courant de l’art spontané. En combinant le modelage, l’assemblage, la perforation et la broderie de tissus et de laines de récupération, elle donne vie à un univers loufoque peuplé de personnages burlesques et improbables.

  • Hans Jorgensen (Sculpture sur bois) : Diplômé des Beaux-Arts de Copenhague en 1976 et inspiré par l’art primitif, il sculpte des fragments d’arbres accidentés. Ses œuvres évoquent des vestiges fossilisés, des ruines ou des momies de civilisations perdues. Travaillé à vif, le bois semble consumé de l’intérieur par un feu sacrificiel, imposant un face-à-face rituel et archaïque.

  • Nicolas Monjo (Peinture) : Peintre autodidacte, il applique une technique mixte originale en badigeonnant sa toile d’huile entre chaque couche d’acrylique. Ses personnages figuratifs, aux corps recroquevillés, étirés et difformes, évoluent dans des espaces exigus et écrasants. Une œuvre brute, sans concepts ni discours, évoquant des polaroïds de rêves.

  • Christelle Pasquet (Peinture & Assemblages) : Installée à Sarlat, elle imagine ses tableaux comme des « petites mécaniques nocturnes ». Sur une toile marouflée peinte à l’acrylique, elle coud, noue et superpose des matières hétéroclites : soie peinte, laine bouillie, dentelle, jouets démembrés, éclats de miroir et graines, créant un univers fantasque et onirique.

  • Ruzena (Dessin) : Après des études d’Histoire de l’Art, cette dessinatrice autodidacte sature ses feuilles au feutre, à l’encre de Chine et au crayon (« jamais assez noir »). De hachures serrées naissent des assemblées de femmes aux yeux clos flottant au milieu de cordages, d’oiseaux et de spectres, formant un journal intime pour exorciser ses démons.

  • Gabriel Sanfourche (Assemblage) : Cet artiste né à Cognac a débuté en 2022 une vocation tardive et addictive pour oublier « la folie humaine ». Il glane ses matériaux en forêt, en montagne ou dans les vide-greniers pour assembler des personnages végétaux (bois, algues, os, métaux) aux yeux ronds et à la bouche bée, pleins d’humour et de force expressive.

  • Caroline Secq (Assemblage de plages) : Travaillant dans les Landes, elle pratique « l’art d’accommoder les restes » depuis 30 ans. Elle assemble des vestiges de plastique et détritus industriels rejetés par l’océan, utilisés tels quels, sans retouche ni peinture. Ses œuvres forment des architectures improbables, des bas-reliefs sous-marins et des tapisseries aquatiques.

    📍 À découvrir : Ses installations sont intégrées au cœur du musée ethnographique.

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