Le Nouveau Printemps 2026 : Notre guide pour explorer les expos au cœur de la Ville Rose
29 mai 2026
Le festival d’art contemporain Le Nouveau Printemps investit les quartiers en mutation de la Gare Matabiau, Marengo, Bonnefoy et Jolimont. Pour vous repérer dans cette édition 2026 pensée avec l’artiste associée Rossy de Palma, voici le guide complet des expositions, installations et performances lieu par lieu.
Le festival d’art contemporain au cœur du quartier de la Gare
Le festival Le Nouveau Printemps propose chaque année un renouvellement total en invitant une figure de la scène culturelle à poser son regard sur un quartier de Toulouse. En 2026, l’actrice et performeuse espagnole Rossy de Palma co-conçoit une programmation transdisciplinaire réunissant plus de 40 artistes locaux et internationaux.
Le parcours explore l’histoire populaire, ouvrière et scientifique des faubourgs de la ville rose à travers des thématiques fortes comme l’exil, la mémoire et le geste libre.

Rossy de Palma par Manuel Outumuro, 1994 – 2017
Le parcours des expositions à Toulouse : Les 10 lieux majeurs
1. Gare Toulouse Matabiau
- En la piel del otro (Pilar Albarracín) : Deux photographies couleur monumentales habillent la façade principale de la gare. Des colonnes de corps immobiles en robes de flamenco s’élèvent vers le ciel, transformant cette tradition en un langage politique et corporel sur l’espace public.
2. Médiathèque José Cabanis
- Danses interdites (Exposition collective) : Situé au pôle Art (3e étage), ce grand projet rassemble des installations et vidéos d’artistes internationaux (dont Saodat Ismailova et Smail Kanouté). Les œuvres explorent le motif du mouvement empêché et de la liberté corporelle face aux oppressions.
- Broderies (Dalila Dalléas Bouzar) : Présentée dans l’Atrium (rez-de-jardin), cette couverture brodée monumentale a été réalisée en Inde en écho au chef-d’œuvre Guernica de Picasso et à l’histoire des exilés espagnols.
- Installation de lumière noire (Lusmore Daud) : Une boîte sensorielle et immersive plongée dans le noir absolu, où des symboles et peintures fluorescentes s’activent sous l’effet de la lumière noire pour créer une pure expérience visuelle.

Caroline Monnet, Pidwike, 2025
3. Observatoire de Jolimont
- Femmes d’autres mondes (Manuel Outumuro) : Une série de portraits photographiques en noir et blanc de grandes actrices de cinéma installée au cœur des jardins. L’œuvre fait dialoguer l’élégance hollywoodienne avec la force de la terre et les souvenirs d’enfance rurale de l’artiste.
- Like moths to light (Gala Hernández López) : Projetée au Château, cette installation vidéo examine de manière critique le neurocapitalisme, le décodage cérébral par intelligence artificielle et les tentatives de colonisation de notre espace onirique.
4. Lieu-Commun, artist-run space
- Entre les deux, des chemins (Exposition collective) : Au rez-de-chaussée, cette exposition réunit douze artistes liés à la région Occitanie (via le réseau air de Midi) autour des questions de migration, d’exil et de mémoire.
- Diaspora Wonderland Toulouse (Exposition collective) : Au premier étage, ce projet conçu avec le MACAAL de Marrakech explore la richesse culturelle et la mode des diasporas afro-méditerranéennes à travers les œuvres de Nassim Azarzar, Sofia Kacimi (Zoubida) et Pilar Albarracín.

Sophia Kacimi, Osama Ahdi pour Zoubida
5. Atelier Trois_a
- Nouées (mia ftz & Pauline Touchais Leriche) : Une exposition et une édition textuelle qui visent à nommer et déconstruire les violences systémiques. Le projet intègre une marche participative vers l’Observatoire de Jolimont où les visiteurs déposent un objet symbolique pour former un cairn collectif.
6. Garage Bonnefoy
- Danses interdites (Volet Exposition collective) : Le Garage Bonnefoy, emblématique de l’architecture et du renouveau du quartier, accueille un volet complémentaire de l’exposition collective majeure du festival, mettant en scène des installations vidéos et des performances physiques autour du corps en mouvement.
7. Centre culturel Bonnefoy & Jardin Michelet
- Performances et Maison en terre rouge (Dalila Dalléas Bouzar) : Dans les anciennes écuries, une maison imaginaire en terre rouge rappelle le besoin fondamental d’un foyer. Le lieu s’active lors du week-end d’ouverture par la performance physique du duo de l’artiste avec BILLGRABEN.
- Danses interdites (Exposition collective) : Situé au pôle Art (3e étage), ce grand projet rassemble des installations et vidéos d’artistes internationaux (dont Saodat Ismailova et Smail Kanouté). Les œuvres explorent le motif du mouvement empêché et de la liberté corporelle face aux oppressions.
- Gracesland & Human Rights (Ángel Pantoja) : À travers deux installations en collage (dont un radeau gonflable), l’artiste espagnol interroge la fragilité de nos acquis. Il propose un manifeste féministe inspiré des Guerrilla Girls sur la place des femmes dans l’art et une allégorie percutante sur la fragilité des droits de l’homme.
8. Les Herbes Folles
- Danses interdites (Volet Installations) : Ce lieu de vie et de création du quartier s’associe au parcours officiel en hébergeant des œuvres intimistes issues du corpus de l’exposition collective, créant une proximité directe entre l’art contemporain et les riverains.
Informations pratiques et accessibilité
💡 Bon à savoir : Le festival Le Nouveau Printemps est extrêmement riche ! Ce guide vous propose une sélection ciblée des lieux et des œuvres phares pour construire votre parcours, mais l’événement compte encore de nombreuses autres expositions, performances et rendez-vous à découvrir. Pour ne rien manquer et explorer la programmation complète, rendez-vous directement sur le site officiel du festival.
- Dates : Printemps 2026 (Événements et vernissages dès le jeudi 28 mai 2026)
- Périmètre : Toulouse, quartier de la Gare et faubourgs attenants (Marengo, Bonnefoy, Jolimont)
- Accès transports : Métro Ligne A (Stations Marengo-SNCF / Jolimont), lignes de bus et stations VélôToulouse.
- Site Internet officiel : Le Nouveau Printemps