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Exposition
🖼️ L'esprit de l'atelier - MO.CO. Panacée - MONTPELLIER - ---

L’Esprit de l’Atelier à Montpellier : focus sur la transmission de Djamel Tatah

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par Baratin
24 avril 2026

Le MO.CO. Panacée présente, du 31 janvier au 3 mai 2026, une exposition collective réunissant seize artistes issus de l’atelier du peintre Djamel Tatah aux Beaux-Arts de Paris. Ce projet explore les mécanismes de la transmission artistique et l’émergence de langages singuliers au sein d’une structure pédagogique historique.

Un cas d’école : l’atelier comme espace de liberté

En écho à l’histoire de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier (MO.CO. Esba), le MO.CO. Panacée propose une réflexion sur le système des « ateliers » propre aux Beaux-Arts de Paris. L’exposition « L’Esprit de l’Atelier » se concentre sur le parcours de Djamel Tatah, professeur au sein de l’institution parisienne de 2008 à 2023.

Contrairement aux modèles académiques traditionnels visant la reproduction d’un style de maître, l’enseignement de Djamel Tatah repose sur un équilibre entre transmission de savoirs et autodidaxie. Cette approche, qualifiée de « pédagogie de la confiance », a permis l’éclosion d’une génération d’artistes dont la reconnaissance sur la scène nationale et internationale est aujourd’hui marquante.

Une diversité de pratiques : de la peinture à l’intelligence artificielle

L’exposition réunit plus de 120 œuvres, alternant entre pièces récentes et créations conçues spécifiquement pour le centre d’art montpelliérain. Le parcours témoigne d’une grande hétérogénéité des médiums, prouvant que l’influence du peintre Djamel Tatah ne s’est pas limitée à sa propre discipline.

La peinture entre figuration et abstraction

Plusieurs artistes explorent les limites du plan pictural :

  • Djabril Boukhenaïssi travaille sur des figures évanescentes mêlant peinture à l’huile et fusain, oscillant entre souvenir et disparition.
  • Bilal Hamdad capture des scènes de la vie quotidienne et du métissage culturel, s’inspirant des maîtres classiques comme Velázquez ou Degas pour traiter de la solitude urbaine.
  • Clémence Gbonon développe des toiles métaphysiques aux couleurs saturées, abordant l’acte de peindre comme une excavation de l’inconscient.
  • Dora Jeridi propose une peinture énergique et expressive, où les superpositions de matières traduisent une tension entre calme et violence.

Installations, sculptures et nouveaux médias

Le parcours de l’exposition s’étend bien au-delà de la toile :

  • Pierre Pauze utilise la technologie (blockchain, IA, mèmes internet) pour créer des installations interrogeant les flux de données et la crise écologique.
  • Nina Jayasuriya mêle techniques artisanales (poterie traditionnelle du Sri Lanka) et matériaux contemporains (mercurochrome, pièces de monnaie) pour explorer le sacré et le profane.
  • Kenia Almaraz Murillo hybride le tissage ancestral bolivien avec des éléments industriels tels que des néons ou des phares de voitures.
  • Tristan Chevillard investit les coursives avec des enseignes lumineuses et des gargouilles, créant un dialogue entre mythologies médiévales et reliques de l’ère capitaliste.

Un dialogue entre générations et cultures

L’exposition souligne également l’importance du contexte géographique et culturel des artistes. Les influences sont multiples : miniatures persanes pour Rayan Yasmineh ou Zélie Nguyen, héritages diasporiques, culture post-internet ou encore enjeux environnementaux de l’anthropocène dans les paysages de Fabien Conti.

Ce qui lie ces seize personnalités — parmi lesquelles figurent aussi Raphaëlle Benzimra, Mathilde Denize, Léo Dorfner, David Mbuyi et Blaise Schwartz — n’est pas une signature esthétique commune, mais une expérience partagée. Celle d’un compagnonnage qui a favorisé l’autonomie et le respect mutuel. L’absence d’une œuvre unique sur l’affiche de l’exposition, à la demande de Djamel Tatah, symbolise cette volonté de mettre en avant la communauté plutôt que l’individualité.

Informations pratiques

  • Artistes: Kenia Almaraz Murillo, Raphaëlle Benzimra, Djabril Boukhenaïssi, Tristan Chevillard, Fabien Conti, Mathilde Denize, Léo Dorfner, Clémence Gbonon, Bilal Hamdad, Nina Jayasuriya, Dora Jeridi, David Mbuyi, Zélie Nguyen, Pierre Pauze, Blaise Schwartz, Rayan Yasmineh.
  • Dates : Du 31 janvier au 3 mai 2026
  • Lieu : MO.CO. Panacée
  • Adresse : 14 rue de l’École de Pharmacie, 34000 Montpellier
  • Horaires : Du mercredi au dimanche, de 11h à 18h
  • Tarifs : Entrée libre et gratuite pour tous

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