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Expositions
⚫️ Nicolas Daubanes - Sur le fait par erreur et au hasard - Maison Salvan -57

Nicolas Daubanes à Labège : un dialogue entre la Villa Médicis et la Maison Salvan

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par Baratin
15 avril 2026

La Maison Salvan présente « Sur le fait, par erreur et au hasard », une exposition de l’artiste Nicolas Daubanes du 11 mars au 2 mai 2026. Situé aux portes de Toulouse, ce projet fait écho à sa prestigieuse résidence à la Villa Médicis et se déploie en parallèle au Castelet, à Toulouse.

L’actualité d’un artiste de retour d’Italie

L’exposition « Sur le fait, par erreur et au hasard » marque une étape clé dans le parcours de Nicolas Daubanes. Tout juste rentré de l’Académie de France à Rome – Villa Médicis, où il fut pensionnaire en 2024-2025, l’artiste revient en Occitanie. Ce projet à la Maison Salvan (Labège) est conçu en résonance directe avec une seconde exposition présentée simultanément au Castelet, à Toulouse.

Ce double rendez-vous permet de mesurer l’ampleur des recherches de l’artiste sur les lieux d’enfermement et de mémoire. En reliant le plus prestigieux palais romain à une ancienne maison de village du sud-ouest, Daubanes crée un pont inédit entre grande histoire et récits anonymes.

Entre étincelles et poussière : un parcours sensoriel

À la Maison Salvan, Nicolas Daubanes transforme la matière brute en images habitées. Le parcours s’articule autour de trois dispositifs forts :

  • Photogrammes au feu : Créés in situ, ces tirages monumentaux utilisent des étincelles de meuleuse sur acier comme source lumineuse. Ce processus fige des silhouettes d’architectures et la figure de Galilée directement sur le papier photosensible, comme des ombres capturées dans le métal.
  • Empreintes carcérales : Au sol, de la poussière de bois issue d’une porte de la prison des Baumettes redessine les contours domestiques de la maison (évier, cheminée). Un contraste saisissant entre la rudesse du passé carcéral et la fragilité de la sciure qui porte les traces des pas de l’artiste.
  • Béton et sucre : Ces sculptures jouent sur une réaction chimique singulière. En injectant du sucre dans le béton, l’artiste empêche la prise uniforme du matériau : des fissures apparaissent, révélant des motifs évoquant des impacts de balles ou des cicatrices architecturales. C’est la matière elle-même qui « raconte » sa propre usure et sa mémoire.

Nicolas Daubanes : l’art comme résistance et mémoire

Nicolas Daubanes (né en 1983) est un artiste dont la pratique se situe à la confluence de la recherche historique, de la chimie expérimentale et de la question sociale. Son travail, souvent qualifié d’« art de la trace », ne cherche pas l’esthétisme pur, mais explore les zones où se jouent la liberté et ses entraves.

Sa démarche : une exploration de l’enfermement

Nicolas Daubanes s’attache à mettre en lumière les mécanismes de contrainte. Il investit régulièrement des lieux marqués par l’histoire ou la privation de liberté : prisons, résidences surveillées ou sites industriels. Loin du voyeurisme, son approche vise à comprendre comment l’être humain qu’il soit un résistant anonyme, un prisonnier ou un savant comme Galilée préserve sa dignité et sa pensée malgré les murs qui l’entourent.

Informations pratiques

Nicolas Daubanes, « Sur le fait, par erreur et au hasard »

  • Dates : Du 11 mars au 2 mai 2026.
  • Tarifs : Entrée libre et gratuite.
  • À voir aussi : Exposition miroir  » LE CIEL NOUS VENGERA  » au Castelet à Toulouse.

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