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Vue de la salle Gothique au musée des Augustins à Toulouse

Réouverture des salles gothiques du Musée des Augustins à Toulouse : un voyage spectaculaire au cœur du Moyen Âge

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par Baratin
9 octobre 2026

Le Musée des Augustins à Toulouse franchit une nouvelle étape majeure dans sa métamorphose. Après le succès de son week-end d’ouverture début octobre 2026, l’ancien couvent des Augustins lève enfin le voile sur ses salles gothiques, qui étaient restées fermées lors de la première grande réouverture du musée.

Ce joyau patrimonial propose un parcours entièrement repensé, mêlant sculptures et peintures médiévales dans une scénographie lumineuse et immersive. Entre chefs-d’œuvre restaurés, œuvres inédites issues des réserves et programmation culturelle foisonnante, plongez dans l’effervescence artistique toulousaine du 13e au 16e siècle.

Pourquoi ces salles gothiques faisaient-elles l’objet d’une fermeture prolongée ?

Inscrits parmi les espaces les plus anciens du monument regroupant l’ancienne sacristie, la chapelle Notre-Dame-de-Pitié et la salle capitulaire, ces lieux ont traversé les siècles au rythme des transformations de la ville. Utilisés au 19e siècle pour l’étude des copies de sculptures antiques par l’école des Beaux-Arts, puis profondément modifiés par des destructions et des percements successifs, ils nécessitaient une restauration d’envergure.

Si une première partie du musée a pu rouvrir ses portes fin 2025 (notamment avec le nouveau pavillon d’accueil et les circulations modernisées), ces salles situées au nord et à l’est ont nécessité un temps de chantier supplémentaire. Leur réouverture aujourd’hui constitue donc un nouveau chapitre clé dans la renaissance du musée, en attendant la fin de la restauration du grand cloître et la réouverture de l’ancienne église programmée à l’automne 2027.

Que cache la nouvelle scénographie des salles gothiques ?

La nouvelle muséographie, pensée pour renouveler l’approche de l’art médiéval, mise sur la clarté et la proximité avec le visiteur. Les œuvres sont désormais disposées sur des socles circulaires généreux, présentées à une hauteur proche de celle pour laquelle elles ont été conçues à l’origine.

Le parcours, à la fois chronologique et thématique, s’étend du 13e siècle au début du 16e siècle. Il met en lumière non seulement l’histoire de l’art, mais aussi l’histoire sociale, les mentalités et le quotidien de l’époque à travers des pièces d’exception :

  • Plus de la moitié des œuvres restaurées : Fruit d’une campagne menée pendant plus de 20 ans, les restaurations révèlent les polychromies d’origine des sculptures, dévoilant des teints clairs et des joues roses peintes « au naturel ».
  • Des trésors sortis des réserves : De nombreuses pièces jusqu’alors gardées à l’abri du public dialoguent enfin dans ces espaces conventuels des 14e et 15e siècles.

Cette exigence de transmission s’accompagne d’une accessibilité universelle renforcée (rampes d’accès, documents adaptés, parcours multisensoriels et nouvel accueil de plain-pied depuis la rue de Metz) pour permettre à tous les publics de s’approprier ces espaces.

Quels sont les chefs-d’œuvre incontournables à ne surtout pas manquer ?

Le parcours réserve des émotions visuelles saisissantes grâce à des pièces majeures du patrimoine régional et européen :

  • La Croix double face du cardinal Godin (vers 1385) : Mesurant plus de 3 mètres de haut, ce panneau peint en tempera sur toile encollée est l’un des très rares témoignages de la peinture du 14e siècle. Attribué à un peintre méridional actif à Avignon, il allie naturalisme anatomique toscan et représentation sans concession du cardinal.
  • Le groupe du Maître de Rieux (vers 1330-1344) : Commandé par l’évêque Jean Tissendier, cet ensemble sculpté en calcaire se distingue par l’élégance de ses personnages aux drapés en « tuyaux d’orgue » et aux auréoles dorées.
  • La Vierge à l’Enfant dite Notre-Dame de Grâce (vers 1480) : Véritable point d’orgue du parcours, cette sculpture en calcaire peint et doré impressionne par la spontanéité, la jeunesse et l’expression mélancolique de Marie. Elle a donné naissance à un courant stylistique majeur dans toute la région toulousaine.

Qu’est-ce qui arrive d’autre au Musée des Augustins ?

En plus de la réouverture de ses salles gothiques, le musée vit au rythme de la programmation « Nouveaux souffles au musée des Augustins », placée sous le signe du ciel.

Jusqu’au 22 février 2027, l’artiste contemporain Nicolas Dhervillers investit les lieux avec sa carte blanche intitulée « La Part des anges ». Ses paysages évanescents et ses ciels poétiques dialoguent subtilement avec l’architecture séculaire du couvent et les collections permanentes, créant un pont fascinant entre passé et modernité.

Informations pratiques

  • Horaires : Lundi, jeudi et vendredi de 12h à 18h ; samedi et dimanche de 10h à 18h
  • Adresse : Musée des Augustins, 21 rue de Metz, 31000 Toulouse.
  • Tarifs :
    • 9 € (plein tarif)
    • 5 € (tarif réduit)
    • 25 € (billet « Tribu »)
    • Gratuit pour les moins de 6 ans et le premier dimanche du mois.

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